Voici les dernières informations liées au temps de crise que nous traversons suite au CODIV-19:

 Indulgence accordée en cette circonstance de pandémie

 

Hier (29/03/2020), à l'occasion de la bénédiction urbi et orbi par notre pape François, une indulgence plénière était proposée.

 

De plus, un décret de la pénitencerie apostolique en date du 19 mars 2020 accorde aussi l'indulgence plénière :

 

  • Aux « fidèles affectés par le coronavirus, soumis au régime de quarantaine par disposition des autorités sanitaires dans les hôpitaux ou chez eux », aux agents de santé, à leurs familles et à ceux qui s’exposent au risque de contagion en assistant les malades du coronavirus,

  • Aux autres fidèles « qui offrent la visite au Très Sainte Sacrement, ou l’adoration eucharistique, ou la lecture des Saintes Ecritures pendant au moins une demi heure, ou la récitation du chapelet, ou le pieux exercice du Chemin de Croix, ou la récitation du petit chapelet de la Divine Miséricorde, pour implorer de Dieu Tout-puissant la fin de l’épidémie, le soulagement pour ceux qui en sont affectés et le salut éternel de ceux que le Seigneur a appelés à lui ».

 

Dans ce décret, pour la recevoir il est demandé :

 

  • D'avoir l’âme détachée de tout péché,

  • De s'unir spirituellement à travers les moyens de communication à la célébration de la Messe, à la récitation du chapelet, à la pieuse pratique de la Via Crucis ou à d’autres formes de dévotion, ou de réciter au moins le Credo, le Notre-Père et une pieuse invocation à la Bienheureuse Vierge Marie, en offrant cette épreuve dans un esprit de foi en Dieu et de charité envers leurs frères, avec la volonté de remplir les conditions habituelles (confession sacramentelle, communion eucharistique et prière selon les intentions du Saint-Père), dès que possible.

 

 

L'indulgence plénière est aussi accordée aux fidèles sur le point de mourir à condition « qu’il soit dûment disposé et qu’il ait habituellement récité quelques prières de son vivant (dans ce cas l’Eglise supplée aux trois conditions habituelles demandées [confession sacramentelle, communion eucharistique et prière aux intentions du Saint-Père]). Pour obtenir cette indulgence, l’utilisation du crucifix ou de la croix est recommandée (cf. Enchiridion indulgentiarum, n. 12). »

 

 

 

Quelques questions peuvent nous venir à l'esprit.

 

  • Que sont les peines du péché?

  • Qu'est-ce qu'une indulgence ?

  • Comment faire pour la confession et la communion en cette période de confinement ?

  • Les peines du péché

 

(CEC : Catéchisme de l'Eglise Catholique)

 

 

CEC 1472 [...] le péché a une double conséquence. Le péché grave nous prive de la communion avec Dieu, et par là il nous rend incapables de la vie éternelle, dont la privation s’appelle la " peine éternelle " du péché. D’autre part, tout péché, même véniel, entraîne un attachement malsain aux créatures, qui a besoin de purification, soit ici-bas, soit après la mort, dans l’état qu’on appelle Purgatoire. Cette purification libère de ce qu’on appelle la " peine temporelle " du péché. Ces deux peines ne doivent pas être conçues comme une espèce de vengeance, infligée par Dieu de l’extérieur, mais bien comme découlant de la nature même du péché. Une conversion qui procède d’une fervente charité, peut arriver à la totale purification du pécheur, de sorte qu’aucune peine ne subsisterait (cf. Cc. Trente : DS 1712-1713 ; 1820).

 

CEC 1473 Le pardon du péché et la restauration de la communion avec Dieu entraînent la remise des peines éternelles du péché. Mais des peines temporelles du péché demeurent. Le chrétien doit s’efforcer, en supportant patiemment les souffrances et les épreuves de toutes sortes et, le jour venu, en faisant sereinement face à la mort, d’accepter comme une grâce ces peines temporelles du péché ; il doit s’appliquer, par les œuvres de miséricorde et de charité, ainsi que par la prière et les différentes pratiques de la pénitence, à se dépouiller complètement du " vieil homme " et à revêtir " l’homme nouveau " (cf. Ep 4, 24).

 

  •    L'indulgence

« N.1-L’indulgence est la remise devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés, déjà effacés quant à la faute, que le fidèle, bien disposé et à certaines conditions déterminées, reçoit par l’intermédiaire de l’Eglise qui, en tant que ministre de la rédemption, distribue et applique avec autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints.

 

N.2 –L’indulgence est partielle ou plénière selon qu’elle libère en partie ou totalement de la peine temporelle due pour les péchés.

 

N.3 –Tout fidèle peut gagner des indulgences partielles ou plénières pour lui-même, oules appliquer aux défuntspar mode de suffrage. » (Manuel des indulgences, Normes et concessions, Edition du Jubilé, P. Lethielleux, Troisième édition française, janvier 2000.)

 

  •    La communion en cette période de confinement

 

Pour communier en cette période de confinement, effectuez un ace de communion spirituelle comme indiqué dans le message transmis le 18/3/2020, et vous viendrez communier à l'occasion d'une messe « en direct » dès que cela sera possible.

 

  •    La confession en cette période de confinement

 

« Quand le fidèle se trouve dans l’impossibilité douloureuse de recevoir l’absolution sacramentelle, il doit se rappeler que la contrition parfaite, provenant de l’amour de Dieu aimé par-dessus tout, exprimée par une demande sincère de pardon (celle que le pénitent peut formuler à ce moment-là) et accompagnée du votum sacramentis, c’est-à-dire de la ferme résolution de recourir au plus tôt à la confession sacramentelle, obtient le pardon des péchés, y compris des péchés mortels (cf. Catéchisme de l’Église Catholique, n° 1452). » (Note de la Pénitencerie apostolique sur le sacrement de la réconciliation dans la situation présente d’épidémie, Vendredi 20 mars 2020.)

 

Commentaire de l'abbé Cazanave

 

Rappelons que pour le pardon des péchés, non seulement l’attrition ne suffit pas mais il faut encore la contrition et même la contrition parfaite. Cette contrition parfaite est impossible à l’homme et c’est Dieu qui parfait la contrition du pénitent dans le sacrement de la confession.

 

Lorsqu’on ne peut pas recourir à la confession sacramentelle, alors, comme le rappelle le pape François par ce présent décret, le fidèle pénitent doit exprimer son regret par un acte de contrition (par exemple l’acte habituel : mon Dieu j’ai un très grand regret…) et y ajouter le votum, c’est à dire l’expression de son désir et de sa ferme résolution d’aller se confesser dès que cela sera possible. Dès lors, le présent décret nous rappelle, selon la doctrine millénaire de l’Église, que le péché, même mortel est remis.

 

Il me semble important que vous fassiez suivre cet information auprès de personnes qui seraient hospitalisées et qui pourraient être troublées si elles se retrouvent seules et en particulier sans prêtre pour les visiter. Savoir cela sera d’un immense réconfort. Elles feront l’expérience de la solidarité de toute l’Église à travers la prière.

 

 

 

Je vous suggère donc la démarche suivante :

 

  • Faire un examen de conscience devant le crucifix (il existe de nombreux examens de conscience sur internet),

 

  • Réciter l’acte de contrition,

 

  • A la fin de l’acte de contrition, ajouter : je prends la ferme résolution d’aller me confesser sacramentellement à un prêtre dès que cela sera possible après le confinement.

 

 

 

  Site internet chrétiens